Destin de glace
Ludo | 9 février 2008Prend moi la main
Et plongeons dans l’eau glacée.
Nos corps enlacés, prisonniers de la gravité ont quittés ce rocher, dernier refuge de notre amour.
Une larme traverse ton visage.
Est-ce le vent ? la peur ? la crainte qu’après il n’y ait pas d’après ?
Ou que nos promesses de sentiments éternels se brisent sitôt devenues glace…
Tu souris.
Tu es plus belle que jamais, comme à chaque fois que je te regarde.
Tes cheveux dansent, inordonnés, sur le rythme de notre chute, s’offrant un dernier galop de liberté avant l’implacable loi de l’élément liquide.
Tu me parles.
Aucun son ne me parvient, moi qui suis pourtant si près, mais le mouvement de tes lèvres trahissent des mots d’amour.
Moi aussi je t’aime.
De quoi aurai-je peur ? Je me suis déjà perdu à jamais le jour où tu m’as regardé. Le bleu était aussi profond que l’abime dans lequel nous nous précipitons, mais le contact de ta peur, lui, était brûlant. Brûlant comme le furent nos nuits, brûlant comme le feu qui anime nos sentiments.
Perte de repères.
Ni haut, ni bas. Plus d’horizon non plus, comme si l’éternelle ligne était absorbée par notre tourbillon.
Le temps s’est arrêté. Sensation de vertige, de bien être.
La surprise se lit sur ton visage et l’effroi s’empare de ton regard.
L’eau si calme une seconde auparavant perce nos oreilles d’un grondement incessant, comme si notre chute, réveillant quelques démons oubliés devait être annoncée au monde entier.
Ce monde qui refusa notre union reçoit maintenant notre offrande. Deux vies pour un destin commun. Si l’on ne peut être son propre maître, personne jamais ne nous enlèvera ni notre amour ni notre mort.
J’imagine que chacun de mes membres hurle de douleur,
j’imagine que mes poumons noyés et gelés tentent désespérément de trouver une petite bulle d’oxygène et j’imagine que si je le voulais je ne pourrais même plus bouger un doigt.
Mais de tout cela rien n’a d’importance et de tout cela je ne ressens rien.
Absolument rien à côté de la blessure qui seconde après seconde déchire mon cœur.
Notre chute est maintenant lente, silencieuse, solitaire. Je te devine plus que je ne te vois, forme encore humaine, distante de quelques mètres.
De ne pas te tenir la main dans cet instant ultime me désespère, et une pensée me hante désormais l’esprit, et ce pour l’éternité.
Sur ton visage, là, devant moi, ton sourire à disparu.
L/






première visite… c’est beau… vraiment… j’en ai la larme à l’oeil…. ce style, ces idées… pff que dire de plus !!
quel ecrivain en herbe !
(hehehe)
bon Ju… on a dit des critiques ! Pas de moqueries… rhooo