Au camp
Paul | 10 mars 2009Chaque matin, je le vois. Au loin, qui flotte dans le vent. Une tache blanche effilochée et fragile.
Ce chiffon accroché au grillage, comme un symbole de liberté, qui vient narguer nos gardes.
Chaque matin, je le vois. Au loin, qui flotte dans le vent. Une tache blanche effilochée et fragile.
Ce chiffon accroché au grillage, comme un symbole de liberté, qui vient narguer nos gardes.
Et que la franchise était de mise. Lire la suite »
Les feuilles d’automne,
ou petite comptine Scout… car Scato toujouuuurs… PRET ! ;)
Ah, ces feuilles de l’automne, symbole même de la nostalgie ;
De ces belles feuilles d’été, bien grandes, grasses et douces,
Délicates et agréables, petit plaisir final accompagnant chacune de mes envies.
Le silence des ano
Au premier coup d’œil, c’est son sourire que je vois.
Un sourire qui dit aimer la vie, un sourire qui transmet une certaine bonne humeur, une envie de rire.
Puis son regard pétillant vient renforcer cette chaleureuse gaîté,
Pleine de vie, la voila qui saute dans mes bras, toute excitée.
Droit dans ton uniforme, Toi l’automate, tu sors de sous terre.
Tu marches au pas, en silence. Au rythme des talons qui claquent sur le parvis.
Les plis du pantalon bien parallèles, la tête dans les épaules, le regard à terre.
Comme pour ne pas voir ces tours qui te dominent.
Comme pour nier cette verticalité imposante, et prolonger ta translation horizontale.
Comme pour échapper au regard d’un supérieur, déjà à sa fenêtre.
Te confondre dans la masse. Ton pas dans le pas de l’autre.
Un point noir parmi tous ces points noirs.
Surtout suivre la colonie. Surtout ne pas enrayer cette mécanique bien huilée.
Partir en week end, là, tout de suite.
Vite un sac.
Vite y ranger ses envies et ses projets.
Sauver ses rêves avant que tout ne s’éteigne
et bondir sur un quai. Lire la suite »
Juste le bruit de la mer. Des vagues qui claquent contre la falaise.
Du souffle du vent, des feuilles qui glissent sur la terrasse.
Le bruit des flammes qui grossissent sous la maison et l’enlace,
Juste le bruit de cet air sec et chaud qui attise les braises.
Les Petits Vieux
Parfois ils me font rire,
Leur façon de parler, avec des expressions que sacre bleu, on a plus l’habitude d’entendre,
Leur paranoïa, leur regard d’anciens sur les choses nouvelles, qui contraste avec notre œil neuf sur des pratiques anciennes
Parfois ils ne servent plus à rien, j’en ai l’horrible impression
Une terrible appréhension que vieillir n’est que moisir,
Comme si j’avais peur de dépasser un jour la date de péremption
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