Les feuilles d’automne V2
Ludo | 15 février 2009Version des ”feuilles d’automne” un peu retravaillée, restructurée dans le but de l’adapter en chanson. Encore pas mal de travail, notamment au niveau de la longueur. C’est pas encore ça. La version 1 est plus fluide, plus rythmée. Mieux je trouve.
Les feuilles d’automne:
L’été fut long pour ces demoiselles,
qui secrètement rêvent de découvrir
les plaisirs interdis aux jeun’ pucelles.
Après tous ces mois passés à dormir
elles ont la chlorophylle qui travaille
et sont prêtes à se dégourdir la tige,
quitter le tronc protecteur, le bercail
pour s’envoyer en l’air, le vertige
De leur premier grand saut, leur premier coup de vent.
Plus sages sont les feuilles sauvages, qui découvrent les caresses du vent
Et apprennent à rougir de plaisir, affolées d’un baisé enivrant.
Emues par ce dépuceronnage
Elles prennent des couleurs et dégagent
Fausse pudeur et rouge cramoisi
aux yeux choqués de passants ébahis.
Puis très vite, elles jettent leur dévolu
sur le premier courant d’air venu
pour une aventure sans lendemain
avant de s’entasser dans un jardin
fatiguées et humides, guettant le nouveau souffle
Plus sages sont les feuilles sauvages, qui découvrent les caresses du vent
Et apprennent à rougir de plaisir, affolées d’un baisé enivrant.
Inconscientes certaines suivront
de beaux sabots aux contours de métal ;
expérience masochiste fatale
à leur délicate constitution.
D’autres pénètreront les souterrains
Pour rejoindre le souffle du métro,
et se faire conduir’ par d’expertes mains
de sous terre au septième ciel.
Mais qu’il est bon de vibrer ! Mais qu’avaient elles attendu ?
Plus sages sont les feuilles sauvages, qui découvrent les caresses du vent
Et apprennent à rougir de plaisir, affolées d’un baisé enivrant.
Quelle fougue ! Toute la ville y passe !
au sommet de leur art, épanouies,
elles jouent des souffles urbains avec classe.
D’une imagination sans répit
elles découvrent les plaisirs adultes
au cœur des lieux les plus incongrus,
assouvissant fantasmes et culbutes
sans penser à leur passé disparu.
Rechercher l’ultime frisson, bruler de vie à jamais
Plus sages sont les feuilles sauvages, qui découvrent les caresses du vent
Et apprennent à rougir de plaisir, affolées d’un baisé enivrant.
Mais excitation n’est pas raison,
Et beaucoup décideront de changer
Effrayées par leur liberté d’action
Préférant des mains viriles mais gantés
ou le manche autoritaire d’un râteau
les plongeant dans un grand sac marron,
offrant un abris, un foutu chapeau
protégeant des rires, des émotions.
Futur sans pleur ni larmes, sans couleur ni rêve ni vie
Plus sages sont les feuilles sauvages, qui découvrent les caresses du vent
Et apprennent à rougir de plaisir, affolées d’un baisé enivrant.
Plus riches sont les vies de ces belles, tournées vers l’aventure a plein temps
Survolant les esprits étriqués pour vivre avec délectation l’instant






Pas mal, pas mal Il va falloir retravailler un peu tout
michelle | 17 février 2009 | 9:07Pas mal, pas mal
Il va falloir retravailler un peu tout de même et ce sera prêt pour une musique
Bonne journée,
Michelle